SOMMAIRE
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Prisonniers de Guantanamo
Source :
Humiliation du monde arabe (4) quotidien indépendant Fil-info-France


L'actualité concernant les prisonniers de Guantanamo avec www.fil-info-france.com

ANNEE 2007

Lundi 8 janvier 2007 : CUBA : Cindy Sheehan, dont le fils a été tué en Irak, et qui milite désormais pour obtenir la fin de la guerre en Irak et le rapatriement des soldats américains, est arrivée, dimanche 7 janvier 2007 à La Havane, avec 4 autres pacifistes américains pour participer jeudi 11 janvier 2007 à un rassemblement réclamant la fermeture du camp américain de Guantanamo, ouvert en janvier 2002 après les attentats du 11 septembre 2001, où sont incarcérés dans des conditions inhumaines près de 420 prisonniers détenus pour la plupart sans procès, malgré l'interdiction du gouvernement américain. Les Américains qui se rendent à Cuba sans autorisation spéciale du gouvernement des Etats-Unis s'exposent à des amendes pouvant aller jusqu'à plusieurs milliers de dollars.

Mardi 30 janvier 2007 : SUISSE/GUANTANAMO :
Selon un article publié le 29 janvier 2007 par le quotidien "Blick", le Ministère public de la Confédération (MPC) aurait transmis aux autorités américaines du centre de Guantanamo, à Cuba, par l'intermédiaire du FBI, des listes de noms et de photos à des prisonniers du camp de détention aux fins qu'ils identifient certaines personnes soupçonnées par les autorités suisses d'être liées à des réseaux terroristes. Le secrétaire général du PS, Thomas Christen, a dénoncé cette attitude en déclarant : "La Suisse ne peut pas d'un côté condamner ce centre de détention où les droits de l'homme ne sont pas respectés et de l'autre en profiter. Ce double langage est totalement inacceptable. Daniel Vischer (Verts/ZH), président de la commission des affaires juridiques du Conseil national, a qualifié l'affaire de "scandale". Il a promis d'engager "un débat politique" au parlement. Pour Manon Schick, porte-parole de la section suisse d'Amnesty International, "cette attitude est choquante car l'on sait bien qu'à Guantanamo les informations sont extirpées sous la torture". Le MPC répond avoir "agi "par le truchement de la voie prévue par la procédure d'entraide judiciaire". Amnesty International s'insurge contre cette conclusion, soulignant : "Il nous faut des lois qui interdisent à toute institution suisse de collaborer avec un organe dont les pratiques de la torture sont avérée. La Suisse n'est pas seulement dépositaire des Conventions de Genève sur les droits de l'homme, elle a également signé la Convention internationale contre la torture. Cette convention interdit à tout tribunal d'utiliser des informations obtenues sous la torture".

Samedi 3 février 2007 : Charles Cully Stimson, adjoint au sous-secrétaire à la Défense chargé des questions liées aux prisonniers de Guantanamo a donné sa démission vendredi 2 février et le secretaire d'Etat à la Défense, Robert M. Gates, l'a acceptée. Le 11 janvier 2007, date marquant le 5e anniversaire de la prison américaine de Guantanamo à Cuba et la Journée internationale pour la fermeture de Guantanamo, prison américaine à Cuba où sont incarcérés dans des conditions inhumaines près de 420 prisonniers détenus pour la plupart sans procès. , sur une radio de Washington, la Federal News Radio, Charles Cully Stimson avait jugé "choquant" que certains des principaux cabinets d'avocats américains participaient à la défense des "terroristes" détenus à Guantanamo. Il avait également indiqué que des avocats ne disaient pas la vérité en affirmant ne pas réclamer d'argent pour représenter leurs clients et qu'au contraire ils "recevaient de l'argent d'on ne sait qui".

Jeudi 22 février 2007 : La Cour d'appel fédérale de Washington a statué, mardi 20 février 2007, que les détenus étrangers de Guantanamo n’avaient pas le droit de recourir à la justice américaine pour contester leur détention sans inculpation. La Cour a estimé que "les tribunaux fédéraux n'avaient pas compétence pour entendre les requêtes en habeas corpus (procédure permettant la comparution immédiate d'un détenu devant une autorité judiciaire, afin de contester la légalité de la détention, et de permettre ainsi une éventuelle remise en liberté) des détenus de Guantanamo". La Cour suprême des Etats-Unis avait jugé en juin 2006 que ces tribunaux étaient illégaux, au motif que le président n'avait pas l'autorité pour les établir sans l'accord explicite du Congrès. Le 17 octobre 2006, la Chambre des représentants, qui bénéficiait alors de la majorité républicaine (parti du président George W. Bush), avait adopté la loi "Military Commission Act" qui a légalisé l'existence de ces tribunaux et a interdit aux "combattants ennemis" de contester leur détention devant les tribunaux civils américains. Le président George W. Bush avait signé mardi 17 octobre 2006 le décret de loi "Military Commission Act 2006" qui constitue, selon lui, "l'une des pièces essentielles de l'arsenal législatif de la guerre contre le terrorisme". Il permet des interrogatoires musclés des personnes suspectées de terrorisme, sans en détailler les méthodes, et de les faire juger devant des tribunaux militaires. L'Union américaine pour la défense des libertés individuelles (ACLU) avait dénoncé "l'une des pires mesures de l'histoire des Etats-Unis" déclarant : "Rien ne nous distingue mieux de nos ennemis que notre engagement d'équité et de justice, mais la loi promulguée aujourd'hui constitue une rupture historique parce qu'elle fait entre autres de Guantanamo un no man's land juridique". En 2004, la Cour suprême des Etats-Unis avait estimé que les détenus de Guantanamo devait avoir le droit de contester leur détention sans inculpation, une procédure appelée "habeas corpus". Ils ont rappelé que "pendant des siècles, l'habeas corpus a protégé les individus contre (les) détentions arbitraires en exigeant que le gouvernement présente les fondements légaux et factuels de l'emprisonnement devant un décisionnaire judiciaire neutre". L'organisation de défense des droits de l'homme, Amnesty International, a déploré la décision de la Cour d'appel des Etats-Unis. Pour Rob Freer, chercheur américain à d'Amnesty International, "le droit de tout détenu de contester la légalité de sa détention est l'un des principes les plus fondamentaux du droit international. Qu'un corps législatif ou un juge quelque part dans le monde puisse admettre que soit supprimée cette garantie essentielle contre la détention arbitraire ou dans un lieu tenu secret, les actes de torture et autres mauvais traitements est choquant et doit susciter des réactions".

Samedi 10 mars 2007 : ETATS-UNIS/CUBA/GUANTANAMO : L'armée américaine a ouvert ses audiences, vendredi 9 mars 2007 sur la base militaire américaine de Guantanamo à Cuba, destinées à déterminer le statut de "combattant ennemi" de 14 hauts responsables d'Al-Qaïda dont Khaled Cheikh Mohammed et Ramzi ben Al-Shaiba, organisateurs présumés des attentats du 11 septembre 2001. Les avocats des détenus n'ont pas été autorisés à être présents. Les journalistes ont été également interdits de participer à ces audience, afin "d'empêcher la divulgation d'informations confidentielles", selon un porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman. Environ 500 prisonniers, pour la plupart capturés en Afghanistan, qui ne sont pas considérés comme des "prisonniers de guerre" mais comme des "combattants ennemis", ce qui les prive du statut de la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre, sont détenus depuis janvier 2002 sans avoir été inculpés ni avoir bénéficié des services d'un avocat. L'ONU avait demandé le 22 janvier 2002 à inspecter la prison de Guantanamo et réitéré leur demande jusqu'à aujourd'hui sans aucun résultat. Les experts de l'ONU avaient renoncé à cette visite prévue le 6 décembre 2005, faute d'avoir reçu les garanties nécessaires de la part des autorités américaines.

Mardi 20 mars 2007 : GUANTANAMO/CUBA : Selon un compte-rendu publié lundi 19 mars 2007 par le Pentagone, un membre d'Al-Qaïda détenu sur la base américaine de Guantanamo à cuba, Wallid ben Attash, a reconnu avoir organisé l'attaque contre le destroyer américain USS Cole en 2000 au Yémen et avoir participé aux attentats en 1998 contre les ambassades américaines en Afrique de l'Est. Lire notre édition du jeudi 15 mars 2007 (Etats-Unis/Guantanamo/Cuba).

Vendredi 23 mars 2007 : ETATS-UNIS : Selon un rapport confidentiel du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), basé sur des entretiens avec 14 détenus qualifiés de "grande valeur" par les autorités américaines, transférés en septembre 2006 sur la base américaine de Guantanamo à Cuba, révélé mercredi 21 mars 2007, par l’agence de presse Associated Press, des détenus soupçonnés d’actes de terrorisme auraient été victimes d’actes de torture, au cours de leur détention dans les prisons secrètes de la CIA (Central Intelligence Agency, service de renseignements américains). Ces prisonniers ont fait état de techniques dégradantes d'interrogatoires, telles que la privation de sommeil, l'obligation de rester debout et autres positions insupportables lorsqu'elles étaient conjuguées. Ce rapport confidentiel du CICR est le premier compte-rendu indépendant sur des actes de torture présumés infligés dans les prisons secrètes de l’agence de renseignement américaine. Antonella Notari, porte-parole du CICR à Genève en Suisse, a déclaré qu’elle "ne commenterait en aucune manière l’information de l’AP", rappelant qu’il s’agissait d’un "rapport strictement confidentiel". Le CICR a également refusé d’émettre des hypothèses sur l’origine des fuites ayant permis la divulgation de ces informations. Selon Antonella Notari, le CICR qui "rend régulièrement visite à environ un demi-million de personnes en relations avec des conflits armés" a pour principe de ne pas divulguer ses rapports afin de conserver un rapport régulier et sans entrave avec les prisonniers, ajoutant : "Si nous avons des problèmes à signaler ou des recommandations à faire, nous le disons directement et confidentiellement aux autorités détentrices".

Mardi 27 mars 2007 : GUANTANAMO/CUBA : L'Australien David Hicks, premier détenu de la prison militaire américaine de Guantanamo à Cuba inculpé, après plus de 5 ans de détention à Guantanamo, par un tribunal militaire dans le cadre de la procédure acceptée en 2006 par le Congrès américain pour juger les individus capturés dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme", a comparu lundi 26 mars 2007 devant un juge militaire de Guantanamo. Il a refusé de plaider coupable ou non coupable. David Hicks, qui affirme avoir subi des mauvais traitements et des sévices sexuels au cours de sa détention, est accusé d'avoir combattu avec Al Qaïda contre les forces américaines en Afghanistan en 2001. Il encourt la réclusion à perpétuité. Ses avocats et les observateurs dépêchés aux audiences par les organisations de défense des droits de l'homme affirment que les procès à Guantanamo seront arrangés pour déboucher sur des jugements de culpabilité, fondés sur des informations obtenues sous la contrainte.

Jeudi 29 mars 2007 : GUANTANAMO/CUBA : L'organisation de défense des droits de l'homme, Human Rights Watch, a publié jeudi 29 mars 2007 un nouveau rapport de 43 pages, intitulé "La ‘marque de Guantanamo’ : L’histoire de sept hommes trahis par les assurances diplomatiques de la Russie aux Etats-Unis" (en anglais : "The ‘Stamp of Guantanamo' : The Story of Seven Men Betrayed by Russia’s Diplomatic Assurances to the United States") qui révèle que "d’anciens détenus de Guantanamo qui ont été renvoyés chez eux en Russie en 2004 ont été soumis à la torture et à d’autres abus malgré l’engagement pris par Moscou auprès du gouvernement américain de les traiter humainement". Le rapport précise que "les 7 Russes ont tous été détenus peu après l’invasion américaine de l’Afghanistan et ont fini par passer près de 2 années à Guantanamo. Bien qu’ils se soient plaints de mauvais traitements de la part des Américains, tous les détenus ont à maintes reprises demandé aux autorités à Guantanamo de ne pas être renvoyés en Russie parce qu’ils s’attendaient à y subir un traitement encore pire". Carroll Bogert, Directrice associée de Human Rights Watch et auteur du rapport, tient à préciser que "l’expérience russe démontre pourquoi les ‘assurances diplomatiques’ ne fonctionnent simplement pas. Les gouvernements avec des antécédents de recours a la torture ne changent pas soudainement leur comportement parce que le gouvernement américain prétend leur avoir arraché une forme d’assurance". La Convention contre la torture stipule que nul ne peut être renvoyé dans un pays où il encourt un risque réel d’être torturé, et ne permet aucune exception basée sur la sécurité nationale ou d’autres motifs. Les Etats-Unis sont partie à la convention et enfreignent donc le droit international en transférant des prisonniers vers des pays où ils risquent d’être torturés. Une déclaration du gouvernement américain à Human Rights Watch a clairement démontré que Washington était au courant de la menace de la torture en Russie.

Mardi 3 avril 2007 : ETATS-UNIS : La Cour suprême a rejeté lundi 2 avril 2007 le recours de dizaines de prisonniers de Guantanamo qui demandaient le droit de saisir un tribunal fédéral pour contester leur détention sans inculpation.

Mardi 1er mai 2007 : ALLEMAGNE : GUANTANAMO : Le Parquet fédéral de Karlsruhe a annoncé qu'aucune enquête ne sera ouverte à l'encontre de l'ancien secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, pour son rôle présumé dans des cas de torture contre des prisonniers en Irak et à Guantanamo, indiquant que la plainte concernait des faits qui se sont déroulés à l'étranger et qui ne concernent en rien l'Allemagne puisque les accusés ne sont même pas allemands et ne résident pas dans le pays.

Vendredi 18 mai 2007 : Un Pakistanais, Majid Khan, arrêté dans son pays en 2003 et détenu dans des prisons secrètes de la CIA (Central Intelligence Agency, service de renseignements américains) avant son transfert à la base américaine de Guantanamo en 2006, et qui nie tout lien avec le réseau terroriste Al Qaïda, a affirmé au cours d'une audience devant un tribunal militaire d'exception, visant à examiner son statut d'"ennemi combattant", avoir été torturé. Il a indiqué avoir tenté de se suicider et avoir fait une grève de la faim à Guantanamo. Il a également accusé les autorités américaines de lui interdire toute rencontre avec sa famille et ses avocats.

Vendredi 1er juin 2007 : GUANTANAMO/CUBA :
L'armée américaine a annoncé jeudi 31 mai 2007 qu'un prisonnier saoudien, détenu sur la base navale américaine de Guantanamo à Cuba, est mort en prison mercredi 30 mai 2007, "apparemment" suicidé, selon le communiqué américain qui ajoute qu'une enquête est en cours. Le communiqué a précisé qu'un conseiller cultuel assistait les militaires afin de s'assurer que la dépouille du détenu était prise en charge de manière conforme à sa religion. Environ 400 prisonniers sont détenus sur la base militaire américaine de Guantanamo à Cuba, certains depuis plus de 5 ans sans avoir été ni inculpés ni jugés.

Mardi 5 juin 2007 : GUANTANAMO/CUBA :
Un juge militaire a rejeté lundi 4 juin 2007 tous les chefs d'inculpation pesant sur un jeune Canadien, Omar Khadr, 20 ans, arrêté en Afghanistan en 2002 et accusé d'être un membre d'Al-Qaïda. Le juge a estimé que cette affaire ne relevait pas de son autorité.

Mercredi 13 juin 2007 : ETATS-UNIS : S'exprimant sur la chaîne de télévision NBC, lundi 11 juin 2007, l'ancien secrétaire d'Etat américain Colin Powell a appelé à la fermeture immédiate de la prison militaire américaine de Guantanamo Bay à Cuba où sont détenus des "combattants étrangers" soupçonnés d'activités terroristes : Nous avons ébranlé la confiance que le monde avait dans le système judiciaire nord-américain en ayant ouvert un lieu comme Guantanamo et en ayant créé les commissions militaires". Poursuivant : "Cette prison est devenue un problème majeur dans la façon dont l'Amérique est perçue dans le monde". Il a ajouté qu'il ne libérerait pas les détenus mais "les déplacerait aux Etats-Unis et les mettrait dans notre système judiciaire fédéral." Il a ajouté qu'il ne voyait aucun mal à ce que les détenus aient droit à l'habeas corpus et à leur propre avocat. "Ne s'agit- il pas de ce sur quoi repose notre système ?"

Jeudi 6 septembre 2007 : TUNISIE : GUANTANAMO : L'organisation de défense des droits de l'homme, Human Rights Watch, a publié mercredi 5 septembre 2007 un rapport de 41 pages intitulé "Des retours aux tristes conséquences : Une étude de cas sur des rapatriements de Tunisiens détenus à Guantanamo" (en anglais : "Ill-fated Homecomings: A Tunisian Case Study of Guantanamo Repatriations") selon lequel les autorités tunisiennes ont infligé des mauvais traitements à 2 anciens détenus de Guantanamo renvoyés dans leur pays en juin 2007 alors que la Tunisie avait promis au gouvernement américain qu’elle les traiterait humainement. Selon Jennifer Daskal, avocate spécialisée dans le contre-terrorisme à Human Rights Watch, "Fermer Guantanamo constitue pour les Etats-Unis une de leurs meilleures chances de rétablir leur autorité morale et de faire la preuve de leur bonne volonté au niveau international" ajoutant : "Washington ne devrait pas galvauder cette chance en rapatriant de force des détenus vers des pays présentant des antécédents connus de recours à la torture et aux mauvais traitements. Pour HRW, "les Etats-Unis disent aujourd’hui que 150 des 355 détenus de Guantanamo remplissent les conditions pour être libérés ou transférés. Human Rights Watch recommande vivement au gouvernement américain de notifier à l’avance aux détenus de Guantanamo tout prochain transfert et de leur fournir une occasion de s’opposer à ce transfert, et notamment de contester la fiabilité de toute "assurance diplomatique", devant un tribunal fédéral. Cette notification devrait inclure les informations utiles et nécessaires pour opérer un choix en toute connaissance de cause, notamment les procès-verbaux de toute condamnation antérieure par défaut". HRW précise : "Sur les 355 personnes encore détenues par les Etats-Unis à Guantanamo, une cinquantaine sont originaires de pays tels que l’Algérie, la Chine, la Libye, la Tunisie et l’Ouzbékistan – pays qui présentent tous des antécédents connus de recours à la torture – et elles ont confié à leurs avocats qu’elles craignaient à ce point d’être torturées ou maltraitées qu’elles ne voulaient pas rentrer dans leurs pays. Neuf autres qui ne sont pas représentées ou n’ont jamais rencontré leur avocat proviennent également de pays "à risque" et peuvent aussi raisonnablement nourrir des inquiétudes au sujet de leur rapatriement, tout comme d’autres détenus confrontés à des circonstances personnelles. La Convention contre la torture, dont les Etats-Unis sont un Etat partie, interdit d’extrader une personne vers un autre Etat où "il y a des motifs sérieux de croire qu'elle risque d'être soumise à la torture".

Samedi 6 octobre 2007 : Selon une information diffusée vendredi 5 octobre 2007 sur le site internet du quotidien économique "Wall Street Journal", le colonel Morris D. Davis, procureur général des tribunaux militaires d'exception chargés de juger les "terroristes présumés de Guantanamo", a donné sa démission jeudi 4 octobre 2007 "en raison d'un conflit avec sa hiérarchie". Dans un document publié par le quotidien, le colonel Morris D. Davis a écrit : "Si quelqu'un au-dessus de moi essaie de m'intimider pour décider à ma place qui nous allons inculper, quels chefs d'inculpation invoquer, quels éléments de preuve introduire et comment mener les poursuites ? alors je vais démissionner". Le "Wall Street Journal" affirme que le colonel Davis, fervent partisan des tribunaux militaires d'exception, était particulièrement irrité par les efforts de l'autorité de tutelle militaire pour négocier des reconnaissances de culpabilité de la part de détenus sans passer par un procès.

Jeudi 11 octobre 2007 : GUANTANAMO : La juge fédérale, Gladys Kessler, a bloqué le transfert d'un Tunisien détenu dans la prison américaine de Guantanamo à Cuba, Mohammed Abdul Rahman. Ce dernier ne sera pas extradé vers son pays d'origine au motif qu'il risque la torture. C’est en effet la première fois qu’un tribunal intervient pour empêcher un transfert. Mohammed Abdul Rahman a été condamné par contumace en Tunisie à 20 ans de prison et pourrait faire face à des actes de torture s'il était rapatrié. La décision a été rendue le 2 octobre 2007 mais gardée secrète jusqu'à mercredi 10 octobre 2007. Selon Human Rights Watch (HWR), une cinquantaine de prisonniers au total, originaires de Chine, d'Algérie, de Libye, de Tunisie et d'Ouzbékistan, risquent d’être torturés s’ils retournent dans leur pays.

Mercredi 31 octobre 2007 : ETATS-UNIS : Le rapporteur spécial sur la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, Martin Scheinin, a appelé, dans son nouveau rapport annuel présenté lundi 29 octobre 2007 devant la Troisième Commission de l’Assemblée générale, chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles, les Etats-Unis à juger ou libérer toutes les personnes qu'ils détiennent comme "combattants ennemis illégaux", à prendre des mesures rapidement pour fermer la prison de Guantanamo Bay et à abolir les commissions militaires instaurées en 2006. Il a également exhorté les Etats-Unis à prendre des mesures en toute "transparence" pour mettre fin à la pratique de la CIA (Central Intelligence Agency, service de renseignements américains) de transferts de suspects vers des pays étrangers en vue de conduire des interrogatoires. Exprimant sa vive inquiétude face aux "techniques élargies d'interrogatoire qu'utiliserait la CIA", il a rappelé aux autorités américaines qu'en vertu du droit international, "il n'existe aucune circonstance dans laquelle un traitement cruel, inhumain ou dégradant peut être justifié". Il a enfin regretté que les Etats-Unis ne lui aient pas permis de s'entretenir avec les prisonniers de Guantanamo en privé, alors même qu'il avait joui d'un accès sans entrave à des détenus soupçonnés de terrorisme dans des pays comme la Turquie, Israël et l'Afrique du Sud. Concernant les "commissions militaires", établies en 2006 après que la Cour suprême des Etats-Unis eut jugée illégaux les "tribunaux militaires" destinés à juger les suspects, Martin Scheinin s'est prononcé pour leur abolition pure et simple. Concernant Israël et les territoires palestiniens, le Rapporteur spécial a fait part de sa préoccupation quant à la construction de ce qu’il a appelé la "barrière-clôture-mur", présentée par Israël comme un instrument de lutte contre le terrorisme, mais dont il a dit avoir constaté l’impact négatif sur les droits et libertés fondamentales des Palestiniens. Il a invité Israël à remplacer la barrière ou au moins à en atténuer les effets les plus criants sur les droits de l’homme. La barrière atteste du fait que les mesures antiterroristes peuvent affecter, non seulement les droits civils et politiques, mais aussi les droits économiques, sociaux et culturels, a-t-il ajouté, en citant la santé, l’alimentation et l’éducation. Il s’est également inquiété de la pratique des attentats ciblés.

Samedi 15 décembre 2007 : SUISSE : GUANTANAMO : S'exprimant mercredi 12 décembre 2007 devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, dont le siège est à Genève, le Finlandais, Martin Scheinin, expert de l'ONU sur le respect des droits de l'homme dans la lutte contre le terrorisme, et professeur de droit international, qui revenait d'une visite sur la base militaire américaine de Guantanamo Bay à Cuba, du 3 au 7 décembre 2007, à l'invitation des Etats-Unis, alors que se déroulait le procès de Salim Ahmed Hamdan, ancien chauffeur du chef du réseau terroriste Al Qaïda, Oussama ben Laden, capturé fin 2001 en Afghanistan, a mis en doute l'équité des procès qui s'y déroulent déclarant : "Les audiences ont fourni de spectaculaires illustrations des difficultés pratiques à organiser des procès équitables sur une base militaire isolée". Il a ajouté : "Ces audiences ont confirmé les difficultés, voir l'impossibilité pour la défense de produire des preuves, puisque ni les témoins à l'étranger ni les prisonniers importants détenus à Guantanamo-même n'ont pu être entendus, au moins à cette occasion". Martin Scheinin a poursuivi : "La destruction des enregistrements vidéo d'interrogatoires de la CIA (Central Intelligence Agency, service de renseignements américains) est un argument de plus en faveur de l'hypothèse que la CIA a été impliquée et continue d'être impliquée dans des méthodes d'interrogatoires qui violent le principe de l'interdiction absolue de la torture". Il a également appelé les autorités américaines à supprimer les commissions militaires qui jugent les détenus suspects de terrorisme, et a demandé que ces affaires soient jugées devant des cours martiales légales ou des tribunaux normaux. Il a exprimé "sa vive inquiétude sur le sort des détenus à Guantanamo (...) et l'absence de garanties judiciaires pour des procès équitables des personnes soupçonnées d'activité terroriste".

Samedi 22 décembre 2007 : ETATS-UNIS :L'avocat de la Maison Blanche, Jody Hunt, a formellement démenti vendredi 21 décembre 2007, lors d'un débat contradictoire devant un juge fédéral, que les vidéos détruites par la CIA "aient pu concerner des abus, des mauvais traitements ou des actes de torture de détenus sur la base de Guantanamo". Pour les représentants de détenus de Guantanamo, la destruction de ces vidéos visait à faire disparaître des preuves potentielles de torture et peut être considérée comme une obstruction à la justice. Rappelons que le quotidien "New York Times" avait révélé que des hauts responsables de la CIA ont autorisé en 2005 la destruction d'au moins 2 enregistrements vidéo d'interrogatoires "musclés" menés par ses agents en 2002 à l'encontre de 2 importants membres présumés du réseau terroriste Al Qaïda. Le directeur général de la CIA (Central Intelligence Agency, service de renseignements américains), Michael V. Hayden, a reconnu publiquement jeudi 6 décembre 2007, dans une lettre adressée à ses collaborateurs, la destruction de ces cassettes. Il a justifié cette démarche "pour protéger l'identité des agents qui ont interrogé les détenus". Lire l'édition de Fil-info-France du 8 décembre 2007


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Monsieur le Président : dites non à la torture !
Guantanamo ou le scandale des droits humains
Amnesty International estime que Guantanamo est devenu "le goulag de notre époque"
La situation des détenus de Guantanamo
Il faut fermer Guantanamo"
"
Stop Torture"
CIA : Site officiel ; The Official Web site of the US Central Intelligence Agency
The United States Army : Site officiel






 


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